Le tribunal administratif de Paris a refusé le remboursement de 240 000 € de dépenses de campagne de Jordan Bardella pour les élections européennes de juin 2024. La liste du Rassemblement National (RN), menée par Jordan Bardella, avait remporté ce scrutin en France avec 31,4 % des voix.

Les autorités judiciaires et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ont ainsi amputé de cette somme la demande initiale de 4,13 millions d’euros soumise par Jordan Bardella. Le tribunal a estimé que plusieurs dépenses ne devaient pas être prises en charge par les contribuables.

Cadeaux et frais de réception

Parmi les frais rejetés figurent l'achat de 50 kits de dégustation de vin au Printemps des vins de Blaye, en Gironde, pour un montant de 400 €. Dans son délibéré du 17 juillet, le tribunal administratif de Paris a considéré que l'achat de ces kits n'avait pas pour objet « l’obtention des suffrages des électeurs ».

Le rapport public sur la procédure précise qu'avoir pour objet l'obtention des suffrages est une condition indispensable pour qu'une dépense de campagne soit considérée comme électorale et puisse bénéficier du remboursement forfaitaire de la part de l'État.

D'autres dépenses de ce type ont été écartées, notamment une bouteille de champagne de 88 € offerte à Santiago Abascal, le leader du parti espagnol Vox, ainsi que près de 800 € de billets pour le Salon de l'Agriculture. La campagne a également vu le rejet de 13 000 € de frais de restaurant.

Sécurité et déplacements

Le tribunal a également rejeté plus de 66 000 € consacrés à la protection rapprochée de Jordan Bardella lors de ses apparitions médiatiques. Ce contrat de gardes du corps armés a été décrit comme surévalué.

Enfin, près de 4 000 € destinés à un chauffeur privé pour les déplacements quotidiens de Jordan Bardella ont été refusés par la justice.