L'Espagne a instauré des contrôles aux frontières pour les voyageurs en provenance d'Italie, une mesure prise en réponse aux récentes actions du gouvernement italien. Ce différend migratoire fait suite à l'arrivée temporaire de dizaines de milliers de migrants dans l'exclave espagnole de Ceuta, située en Afrique du Nord.

L'Italie a critiqué l'afflux de migrants vers Ceuta, une enclave qui ne fait pas partie de l'espace Schengen. Le gouvernement de Giorgia Meloni a mis en place des contrôles frontaliers temporaires pour les voyageurs venant d'Espagne, une mesure que certaines sources décrivent comme des contrôles frontaliers temporaires. En réponse, le gouvernement de Pedro Sánchez a mis en place des contrôles pour les arrivées depuis l'Italie.

Impact sur les transports et les contrôles

Depuis samedi, les autorités espagnoles procèdent à des vérifications des arrivées en provenance d'Italie. Cependant, le ministère espagnol de l'Intérieur a indiqué que seuls 12 vols sur environ 260 provenant d'Italie ont été contrôlés. Lors de la première journée, 199 passagers originaires de pays tiers ont été invités à présenter leurs documents.

70 000 réfugiés

Nombre de personnes ayant tenté d'atteindre l'exclave espagnole de Ceuta.

L'association italienne du tourisme Fiavet a signalé des perturbations dans les services et des files d'attente, affectant notamment les agences de voyages et les loueurs de voitures. De son côté, le commissaire européen aux Affaires intérieures, Magnus Brunner, a déclaré sur X que les deux pays l'avaient assuré du caractère temporaire de ces contrôles.

Tensions diplomatiques au sein de l'Union européenne

Le gouvernement espagnol a qualifié l'action de l'Italie d'injustifiée et d'affront envers l'Espagne et la coopération européenne. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a décrit la mesure italienne comme un « torpille sous la ligne de flottaison de l'unité européenne ».

Frontex doit jouer un rôle plus important à l'avenir.
— Magnus Brunner, Commissaire européen

De son côté, le gouvernement italien soutient que ses frontières nécessitent une protection spéciale pour prévenir l'immigration illégale, précisant que les contrôles s'appliquent aux arrivées de pays hors Union européenne.